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« Apprends à prendre ta place » et nous ajoutons "Comme je l'ai fait avant toi !" Extrait d’une communication de Laetitia Vandevonder pour l’AFrAHM, Service d’Orthopédagogie clinique de l’UMons En 2009, nous avons développé un projet-pilote visant à développer l’autodétermination des adolescents et jeunes adultes présentant un retard mental en favorisant l’intégration sociale par le biais d’une meilleure estime de soi. Celui-ci est soutenu par les Universités de Mons et de Liège ainsi qu’un financement CAP48. En 2011, nous avançons en proposant aux jeunes de continuer le projet initial tout en apprenant un autre jeune comment devenir autonome dans son milieu de vie ordinaire. Nous proposeront aussi de pouvoir se rendre dans les services sociaux, adlinsitratifs et sanitaires de leur ville ou village. Les jeunes adultes présentant une déficience intellectuelle n’ont pas tous eu la chance de bénéficier des services d’aide précoce durant leur enfance, encore moins des services d’aide à l’intégration à l’adolescence. Leur autonomie et leur intégration sociale peuvent s’en trouver affaiblies. Le projet baptisé « Apprends à prendre ta place » tente de palier à cela en donnant un nouvel élan à l’autonomie et à l’autodétermination de ces jeunes et en les aidant à vaincre leur déficit d’estime de soi. Basé sur des observations et des résultats de recherches universitaires sur ces thèmes, ce projet a le mérite de concrétiser les apports théoriques en situations réelles d’apprentissage. Nous espérons montrer que le tutorat par des personnes handicapées mentales est possible et permettra de renforcer l'estime de soi de toutes les parties. Nous connaissons le caractère serviable et attentionné de nos jeunes, nous devons aussi les amener à en bénéficier et à le partager. Au départ de mises en situation ludiques adaptées, réalistes et évolutives, des jeunes adultes ont pu exercer leurs compétences et devenir de véritables acteurs et consommateurs au sein de leur milieu de vie. Concrètement… Le projet consiste en l’accompagnement de jeunes présentant une déficience intellectuelle modérée (syndrome Xfragile) dans le cadre d’activités de loisirs et de vie quotidienne.
Cinq jeunes et leur famille se sont engagés et ont accepté l’accompagnement d’étudiantes en psychologie, sciences de l’éducation, logopédie ou des futures institutrices primaires.
Ces dernières ont été formées et supervisées par les équipes universitaires lors des mises en situation des réalités de la vie quotidienne. Vu la réussite du premier projet CAP48, nous sommes certains de prouver que des personnes avec un handicap mental sont capables de montrer à d'autres comment agir en tant que personne à part entière et responsable. Ce sera un vrai "win/win". Outre le fait de participer à des activités ludiques, l’intérêt du projet « Apprends à prendre ta place » est d’inciter les adolescents et jeunes adultes à prendre une place à part entière dans le choix, la préparation et l’exécution de ces activités et de leur permettre d’exercer, en toute sécurité, leurs compétences dans des domaines variés : le déplacement et la mobilité, la gestion du temps, la gestion de l’argent, les relations et la communication. Il permet également d’aiguiller les parents dans l’apprentissage de l’autonomie. Après des entretiens pour estimer leurs compétences, notamment dans l’autodétermination, l’autonomie et l’estime de soi, des activités de loisirs individuelles ont été organisées durant les congés scolaires. A la fin du projet, une nouvelle session d’entretiens permettra d’évaluer les nouvelles acquisitions cognitives et d'autonomie des jeunes mais aussi dans la capacité de l'autodétermination.
Les résultats Et des progrès peuvent déjà être observés. Les jeunes évoluent sur le plan de l’autonomie, de la prise de parole et des interactions sociales. Au fur et à mesure des activités, les adolescents ont tous manifesté une envie d’apprendre, d’évoluer, de dépasser leurs limites et leurs angoisses. Les jeunes ont pu s’exercer à prendre le bus ou le train, à se déplacer en ville, à payer leurs consommations ou encore à exprimer une demande auprès des personnes étrangères. Si pour certains, l’exercice avait déjà été réalisé auparavant avec un parent ou un ami, pour d’autres, l’expérience était toute nouvelle et donc parfois très angoissante. « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » dit le proverbe. Les premiers résultats indiquent qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre.
Les cinq jeunes participant actuellement au projet ont bien évidemment des profils intellectuels et comportementaux différents, leurs forces et leurs difficultés sont personnelles. Le comptage, le calcul, la lecture, la gestion du temps, la prise d’initiatives et le transfert des compétences font toutefois partie des difficultés communes pour lesquelles des apprentissages spécifiques seraient nécessaires. L’association, la section X-fragile et les universités de Mons et de Liège mènent des actions dans ce sens
Aujourd’hui, le projet subventionné par Cap48 se termine.
Les résultats feront l’objet d’un rapport qui, nous l’espérons, donneront l’envie aux familles de continuer le travail entrepris et de mener de nouveaux projets dans ce sens avec leurs enfants. Demain, nous aurons des résultats pour envisager de nouvelles pistes d'apprentissage avec leurs pairs. Le 22-04-2010, nous avons eu l’occasion d’apprécier les résultats concrets obtenus et de permettre à chacun, jeunes adultes, parents et intervenants, de se poser toute une série de questions quant à l’avenir des personnes en situation de handicap. Pour plus d’informations sur le projet « Apprends à prendre ta place » financé par Cap48, nous vous invitons à lire nos actes du Colloque du 22-04-2010 à l’IPG de Gosselies où vous trouverez tos les détails et les éléments de réponses souhaités. Dans la continuité Nous renforçons cet apprentissage par un autre projet financé par la Fondation PROXIMUS dont les résultats feront également l’objet d’un rapport en 2011. En effet, pouvoir s’intégrer en confiance à la vie en société relève souvent du challenge pour les personnes en situation de handicap mental dont le syndrome X-fragile. Notre projet propose à des jeunes de participer activement et personnellement à des activités socioculturelles ordinaires grâce à un accompagnement et une communication adaptés. Une première rencontre avec le monde extérieur et les autres, en dehors du milieu familial et du milieu scolaire ou institutionnel.qui, nous l’espérons, donneront l’envie aux familles de continuer le travail entrepris et de mener de nouveaux projets dans ce sens avec leurs enfants. A travers ce projet, ce sont les apprentissages des règles de vie en société, de l’autonomie, … qui sont visés par des mises en situations réelles, agréables et en intégration, avec un accompagnement adapté, et dans la durée. L’intégration réelle est difficile à concrétiser sans apprentissage. Cela explique que nous ne pouvons pas viser directement, dans cette première expérience, un second objectif qui serait de faire des groupes « mixtes » de jeunes avec et sans handicap. Ce projet est tout à fait réaliste du fait de la progression prévue et du cadre de référence établi pour l’évaluation étape par étape.
Des expériences précédentes, plus ponctuelles et moins structurées, nous ont déjà permis de prendre conscience des bénéfices apportés par de telles activités. Nous continuons à innover pour un monde meilleur. |
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