Les enfants X fragile ont souvent d’importantes difficultés à se concentrer et sont souvent hyperactifs. Comme pour tout enfant, la concentration varie au cours de la journée. Il est donc important de repérer ces variations et d’essayer de maximiser les apprentissages aux moments les plus propices. Il est important de placer l’enfant au premier rang et loin des sources de distractions (fenêtres par exemple). Il est parfois nécessaire de permettre à l’enfant d’aller se défouler dehors quelques instants. Certaines situations sont « hyper-excitantes » pour ces enfants. Il faudra donc tenter de les réduire et d’aider les enfants à se calmer.
 
Les enfants X fragile ont un besoin irrépressible de terminer une activité débutée, ceci pouvant aller jusqu’à la compulsion. Si un enfant essaie d’expliquer quelque chose mais qu’il n’y arrive pas, il faut l’aider à verbaliser en posant des questions dichotomiques (« oui/non »), ou en posant des questions à trou. Si l’enfant souhaite terminer son travail, il ne sert à rien de lui retirer mais plutôt l’accompagner pour qu’il termine plus vite.
 
La mémoire à court terme des enfants X fragile est faible mais leur mémoire à long terme (épisodique essentiellement) est plutôt préservée. Ainsi ils pourront se souvenir plus facilement d’un lieu visité il y a un an que de la consigne donnée il y a quelques instants.
 
L’enfant X fragile a besoin d’acquérir des informations dans un contexte précis et défini, les informations apprises isolément (sans contexte d’encodage) ne seront pas retenues. Il ne faut pas hésiter à multiplier les contextes et les formes d’apprentissage ce qui renforcent la trace mnésique de l’information et qui permet de mieux la retrouver. Par ailleurs, les enfants X fragile apprennent mieux les informations répétitives et familières que les nouveautés (qui les stressent).
 
La mémoire visuelle est souvent supérieure à la mémoire auditive. Il faut donc s’appuyer sur un matériel visuel préférentiellement et limiter les informations verbales. Par ailleurs, on peut également lui présenter un support visuel lorsqu’on lui apprend quelque chose de manière verbale : mettre une correspondance visuo-verbale sur l’information à enregistrer (par exemple mettre une carte ou une photo correspondante). Par ailleurs, la multiplication des contextes et des modalités sensorielles (auditive, visuelle, tactile…) améliorent la trace mnésique. Le matériel visuel utilisé doit cependant tenir compte des troubles visuo-spatiaux fréquemment rencontrés c’est-à-dire qu’il faut éviter les tableaux à double-entrée, les figures géométriques complexes… Il peut également être utile de se servir de ses centres d’intérêt pour les apprentissages. Par exemple, si un enfant aime bien regarder la météo à la TV, s’en servir pour lui faire apprendre la géographie.

Le traitement visuel est supérieur au traitement auditif

Il est recommandé d’utiliser des indices visuels (dessins, des représentations) pour expliquer les consignes verbales, pour apprendre du vocabulaire. De même, il est important de réduire autant que possible les consignes verbales trop longues et d’éviter les concepts abstraits qui ne seront pas compris par les enfants.
 
Suggestions de stratégies pour la mémoire auditive :

  • donner des instructions spécifiques de façon simple, concrète et lentement ;
  • placer l’élève à côté de l’instructeur pour s’assurer de son attention et de sa concentration ;
  • structurer l’environnement pour éliminer les distracteurs auditifs – utiliser casques, cloisons ou modifier l’emplacement des sièges ;
  • varier la présentation et y inclure des interruptions fréquentes pour éviter les pertes d’attention et le manque de concentration.

 
Suggestions de stratégies pour l’organisation visuelle

  • limiter les productions à recopier de matériel imprimé ou écrit ;
  • simplifier le matériel présenté visuellement pour éliminer un format trop encombré ou excessivement stimulant ;
  • donner des stratagèmes visuels comme des codes couleurs, une numérotation et des flèches pour organiser les tâches écrites ;
  • donner des trucs concrets et spécifiques quand des instructions orales complexes sont données ;
  • si nécessaire, donner plus de temps pour réaliser les consignes écrites.
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